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En mémoire de
Paul Marie Jarret de la Mairie (1817-1891)
Capitaine au Long Cours (1846-1869)
Egypte :





 
Les embarquements / débarquements des voyageurs (extraits) :

 
« Il n’y a aucune formalité à remplir pour le voyageur qui débarque à Alexandrie, l’agence des paquebots-poste se charge des démarches à faire auprès des consulats européens.

Le prix du débarquement est de 1 fr. à 1 fr. 50 cent. Environ, 2 fr. si le voyageur a beaucoup de bagages.

Le prix des omnibus est réclamé par les maîtres des hôtels où l’on descend et ajouté à la note de la dépense.

Le prix des ânes de la marine aux hôtels est de 20 paras, 12 ½ c.

A la colonne de Pompée, au jardin de M. Pastre, à l’aiguille de Cléopatre, quatre piastres aller et retour et séjour d’une heure environ. Si on donne au says (ânier) plus que les prix que nous venons d’indiquer, on est exposer à ne pas les contenter, et ils se figurent être en droit d’exiger encore davantage.

Les bateaux à vapeur pour Boulak, le Caire, font le trajet en trente ou trente deux heures. Le prix du passage, nourriture comprise, est de 3 livres sterlings. On va s’embarquer au port du canal à une demi-lieue d’Alexandrie.

On compte en piastre du pays. La piastre vaut 40 paras ou 25 centimes. Toutes les monnaies étrangères ont cours en Egypte.
Entre Malte et Alexandrie, la mer, c’est-à-dire l’immensité. C’est le plus long trajet que dans l’itinéraire des bateaux à vapeur, on puisse faire sans rencontrer une terre. »

« … nulle part, en Orient, les moyens de transport pour les personnes ne sont aussi commodes ni à si bon marché qu’en Egypte …
Aussitôt que l’on met pied à terre, on rencontre des omnibus que la prévoyance des propriétaires des hôtels envoie au-devant des voyageurs. L’âne classique, cette monture si commode et dont on ne tarde pas à reconnaître tous les avantages, se montre également en grand nombre auprès du transit wharf, lieu de débarquement des passagers. L’ânier, le says, jadis si loquace, ne vous offre en cet endroit, sa monture qu’avec timidité, l’omnibus est un concurrent trop redoutable, mais, à l’intérieur de la ville, il retrouve toute son énergie ; il y a des places d’âne comme dans nos grandes villes nous avons des places de fiacres, ou, pour mieux dire, on trouve des ânes dans toute a ville ; ce n’est pas l’âne patient et obstiné de Montmorency, c’est une monture vive, alerte, dont l’allure habituelle est le galop et qui vous entraîne avec rapidité, stimulée qu’elle est par la voix et le bâton du says qui court après elle en soulevant des flots de poussière, et en poussant des cris perçants pour avertir les piétons de se ranger. »


 




 



 
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